Par Dias25 :: jeudi 09 octobre 2008 à 15:22 :: Politique
Premier Signataire :Gérard Collomb
Soutenue par Ségolène Royal
CONGRES DE REIMS 14/16 NOVEMBRE 2008
Chers ami(e)s, chers camarades
Les militants du Parti socialiste ont une chance, au Congrès de Reims, d’instaurer un socialisme réformiste, respectueux de la personne, défendant les plus faibles, innovateur en économie et initiateur d’un monde plus juste. Pour saisir cette chance, nous vous invitons à signer la motion L’espoir a gauche, fier(e)s d’être socialistes.
RESUME DE LA MOTION E
INVENTER UN MONDE NOUVEAU, COMBATTRE ET PROPOSER
Parce que la mondialisation est là, et que nous devons l’affronter, nous voulons redéfinir une politique de Gauche dans une économie globalisée et dans la conscience aiguë que notre responsabilité envers les générations futures n’a jamais été aussi forte. Face à des crises financières violentes et frappant par contagion tous les pays du monde, mettons fin à la dérive spéculative !
Une nouvelle stratégie économique de gauche est possible : mieux produire les richesses avant de bien les redistribuer.
Allons vers une économie de pointe en disant oui à l’innovation des PME et non à l’économie de rente : comme les élus socialistes le font dans les territoires, soutenons la production de richesse et d’emploi par une nouvelle politique industrielle avec la création d’une banque publique des PME et le recentrage des aides sur une économie de l’innovation.
Faisons le pari de l’enseignement supérieur et de la recherche, en intégrant les grandes écoles aux universités, en revalorisant le statut du chercheur et en renforçant les programmes européens de recherche et développement.
RECONCILIER DYNAMISME ECONOMIQUE ET PROGRES SOCIAL : UN ETAT PREVENTIF ET INNOVATEUR
Un modèle social gagnant suppose une économie redevenue performante.
Agissons vraiment contre la vie chère, en réglementant les abus bancaire, en créant une action de groupe à la française et en faisant respecter les obligations de construction de logements sociaux.
Rééquilibrons le rapport capital/travail par un dialogue social efficace avec des partenaires sociaux reconnus.
Ayons le courage de proposer enfin une fiscalité juste, en rétablissant la vérité fiscale pour tous et en réhabilitons un grand impôt progressif fusionnant l’IR et la CSG, sans niches fiscales, prélevé à la source au niveau de l'individu et non du couple, pour ne pas pénaliser l'activité des femmes.
Revendiquons le droit des travailleurs à être bien formés avec des entreprises compétitives, en instaurant un capital formation personnel et en créant un véritable service public de la sécurisation des parcours professionnels.
Nous soutenons l’éducation, encore l’éducation, toujours l’éducation, pour rendre les femmes et les hommes plus égaux dans l’exercice de leur liberté en créant un service public de la petite enfance; en limitant le nombre d’élèves par classe de ZEP, en développant le soutien scolaire individuel et gratuit, en accordant un droit individuel à un capital études.
Repensons sans tabou la sécurité sociale pour la sauver, en rétablissant l’égalité des Français face à la santé ; en réhabilitant l’hôpital public; en proposant une véritable politique de prévention. Osons enfin une réforme socialiste que les Français attendent depuis longtemps.
Bâtissons un système de retraite par répartition transparent, universel et personnalisé, avec des comptes individuels de cotisations valorisant la pénibilité des tâches.
L'URGENCE ECOLOGIQUE
Préparons dès maintenant l’après pétrole par un développement massif des énergies renouvelables et des transports propres, financés par les rentes de Total et une fiscalité verte.
Réduisons notre consommation d’énergie avec un grand projet d’isolation de l’habitat ancien et faisons du défi écologique un levier de croissance verte.
Modifions notre rapport à l’espace en évitant l’étalement urbain, en favorisant les circuits courts producteurs consommateurs ainsi qu’une agriculture respectueuse de son environnement.
ET ALLER VERS UNE SOCIETE APAISEE ET FAVORISER L'EMANCIPATION
Un nouveau projet de société est possible.
Favorisons la mixité sociale pour éviter la ghettoïsation, par le développement du logement social et le droit à la mobilité dans les quartiers urbains.
Assurons les solidarités numériques, par une stratégie d’accès du plus grand nombre au haut débit avec un tarif social.
Osons un nouveau regard sur l’immigration, en rappelant son apport majeur à la richesse de la France et en remplaçant une police des migrations immorale et inefficace par une politique des migrations européenne, permettant un aller-retour sécurisé pour les emplois saisonniers, régularisant en fonction de critères clairs et promouvant le co-développement.
Prévenir la violence est dans la tradition d’une Gauche qui lutte contre la brutalité des rapports humains et qui en protège les victimes - jeunes, femmes ou personnes discriminées en raison de leur orientation sexuelle. Promouvons une prévention précoce grâce à l’encadrement éducatif renforcé. Développons la police de quartier et assumons les sanctions précoces et rapides. Systématisons enfin les alternatives à la prison.
Luttons contre les discriminations, car les inégalités femmes-hommes perdurent, en matière de pauvreté et de violences conjugales. Le mariage et l’adoption doivent être ouvert pour les couples de même sexe.
Redonnons enfin toute leur place aux artistes et à la culture, à la création, au rêve et soutenons les cultures émergentes et la pratique artistique à l’école.
Reconnaissons la diversité comme une chance, la France métissée comme un atout et l’harmonie des générations comme notre garantie : en tant que socialistes, assumons avec lucidité une histoire partagée, pour une France accueillante à tous les siens. Concrétisons l’idéal républicain en créant une cérémonie républicaine pour les 18 ans et un service national civique obligatoire.
Affirmons que la laïcité est garante de la République, et que la loi de 1905 doit être fermement défendue de même que l’universalité des services publics.
OSER ENFIN LA DEMOCRATIE JUSQU'AU BOUT
Mieux maîtriser nos choix collectifs, sans ignorer le vécu réel des citoyens, c’est faire de la République une réponse d’ensemble.
Modernisons le Parlement par la constitution de commissions parlementaires avec des forums citoyens et par la démocratisation du Sénat.
Faisons confiance aux élus locaux, en clarifiant les répartitions de compétence, en inventant de nouveaux équilibres autour des services publics de proximité, en renforçant la solidarité financière entre territoires et en donnant aux étrangers le droit de vote aux élections locales. Pour associer directement les citoyens à la construction de l’intérêt général, encourageons la démocratie participative avec des méthodes qui ont fait leurs preuves dans les pays européens voisins
Garantir la liberté de la presse importe autant que la défense du suffrage universel.
Au-delà de nos frontières, mettre la démocratie au secours de l’Europe c’est reconnaître que l’Europe est notre avenir mais aussi assumer l’échec d’une méthode apparue lors des derniers référendums : trop d’attention portée aux institutions et pas assez au contenu du projet européen. Faisons avancer l’Europe sociale et l’intégration européenne en ouvrant un débat sur l’avenir de l’Union, en assumant le principe de coopérations renforcées et en favorisant le dialogue social européen.
Parce qu’il n’y aura pas de sécurité durable sans un ordre mondial juste, nous voulons des institutions internationales à la hauteur de leurs missions, une défense européenne, la consécration des règles environnementales et sociales à l’OMC, la remise du FMI au service du développement humain, une composition plus juste du Conseil de sécurité de l’ONU.
FAIRE DU SOCIALISME UN FORCE NEUVE DANS LE SIECLE
Nous devons saisir la chance du Congrès de Reims pour rebâtir un grand parti porteur d’espoir, démocratique, populaire et de mobilisation sociale, en mettant en place un collectif de travail autour d’une équipe dirigeante et d’un leader, dans la fidélité aux valeurs, en faisant contribuer chacun au pouvoir politique par la démocratie participative, en inventant de nouveaux liens du parti avec la société par un droit d’interpellation des associations et syndicats lors des congrès et conventions.
Développons de nouvelles formes de militantisme en encourageant la mobilisation des militants du PS dans les réseaux de solidarité et renforçons la formation et à la culture politique, par la mise en place une université socialiste de la connaissance.
Conscients que la politique par la preuve se fait au quotidien dans les territoires, dans la nécessaire cohérence entre les alliances conclues au niveau local et national, nous proposons un parti décentralisé qui donnera plus de poids aux intelligences territoriales, en renforçant les responsabilités des fédérations en région ; en faisant fonctionner le parti de manière ascendante, par un appui confiant sur les élus. L’objectif à atteindre est celui d’un parti puissant, dépassant 30% des voix, qui soit un parti de mobilisation de la société française.
Une des conditions de réussite est de redonner au Parti son crédit moral en assurant le respect des militants.
Nous proposons une stratégie claire et cohérente d’alliances consistant à fédérer la gauche, dans la fidélité à la stratégie d’Épinay, et attirer les démocrates ; ceci en évitant le double langage des alliances locales ouvertes et du sectarisme national.
Ouvrons le parti par l’augmentation massive du nombre des adhérents avec la généralisation de la carte à 20€ et l’organisation des primaires.
LES PREMIERS SIGNATAIRES
François Rebsamen, Vincent Peillon, Delphine Batho, Jean-Noël Guérini, Manuel Valls, Najat Vallaud Belkacem, Jean-Jack Queyranne, Aurélie Filipetti, Samia Ghali, Louis Mermaz, Robert Navarro, Hélène Mandroux, Eric Andrieux, Pascal Terrasse, David Assouline, Yvette Roudy, Julien Dray, Alda Péreira Lemaître, Dominique Bertinotti, Guillaume Garot, Jean-Pierre Mignard,Jean-Louis Bianco.
Par Dias25 :: mardi 07 octobre 2008 à 12:04 :: Politique
Le député socialiste André Vallini a estimé
mardi que "seule une loi" permettrait de moraliser le capitalisme après
les annonces de l'Elysée sur l'encadrement des stock-options et
l'interdiction des parachutes dorés.
"Il faut en arriver à une loi. Seule une loi pourra parvenir à de
vrais résultats dans ce domaine. Nous ne faisons pas confiance aux
conseils d'administration des grandes entreprises du CAC40 pour
s'automutiler", a dit le porte-parole du groupe socialiste à
l'Assemblée nationale en réaction aux annonces faites par l'Elysée.
Selon les décisions annoncées à l'issue du conseil des ministres,
les dirigeants d'entreprises ne pourront plus recevoir de stock-options
si les autres salariés ne bénéficient pas d'un système équivalent. Le
gouvernement menace en outre de déposer un projet de loi début 2009 si
les recommandations formulées lundi par le MEDEF, notamment sur la
suppression des parachutes dorés, ne sont pas appliquées.
Interrogé sur la gestion de la crise financière par Nicolas Sarkozy,
M. Vallini a relevé "un peu trop d'agitation de sa part". "Je me
demande si après le silence très long qu'il a observé, il n'est pas
passé maintenant d'un extrême à l'autre et qu'il ne parle pas trop,
trop souvent tous les jours. Dans son attitude, il devrait aussi
prendre garde à ne pas ajouter de l'inquiétude à l'inquiétude", a
estimé le député de l'Isère. "On peut agir beaucoup sans s'agiter
autant".
Sur le fond, André Vallini a estimé que M. Sarkozy devait "continuer
à jouer son rôle de président en exercice de l'Union européenne" et
"parvenir à des résultats concrets d'harmonisation des politiques des
différents pays face à la crise". "Aujourd'hui, on n'y est pas encore",
a remarqué le député socialiste.
Par Dias25 :: lundi 06 octobre 2008 à 23:31 :: Général
Au terme d'une nouvelle journée éprouvante/épouvante pour tous les
boursiers et les banquiers de la planète, le CAC40 a subi lundi la plus
forte chute depuis sa création : -9.04%. Un vrai « lundi noir », avec
des seuils psychologiques qui craquent l'un après l'autre : les 10 000
points pour le Dow Jones, les 3800 points pour le CAC40... Ce nouveau
krach a eu lieu dans des volumes d'échange très réduits, signe que la
Bourse est aujourd'hui complètement tétanisée.
Mr Greed, l'expert-trader de Rue89, décrit ainsi l'ambiance dans sa salle de marché :
« Le pessimisme et la peur sont palpables partout autour
de moi. L'univers bancaire est sinistré et tout le monde commence à
prendre conscience de l'ampleur de la catastrophe. »
En VF ou en VO, toutes les petites phrases qu'il entend pointent
dans la même direction : « Ça sent le sapin », « on a bouffé notre pain
blanc », « the lunatics have taken over the asylum » (les fous ont pris
le contrôle de l'asile)... De très nombreux traders, dit-il, sont «
comme des lapins pris dans les phares d'une voiture », affolés de
prendre conscience que les réactions des autorités américaines et
européennes n'ont pas réussi à restaurer la confiance.
Le plan Paulson, destiné à sauver le système bancaire américain, a enfin été voté...
mais il est déjà considéré comme complètement dépassé par l'ampleur de
la crise. René Defossez stratégiste chez Natixis, commente :
« Récupérer tous les actifs dits toxiques, c'est bien ce
qu'il faut faire. Mais 700 milliards de dollars, c'est bien trop peu,
il faudrait mettre beaucoup plus sur la table, les estimations du FMI
parlent de 2000 milliards, en tous cas des milliers de milliards. »
Cette fois-ci, pourtant, c'est aussi en Europe que les mauvais vents
de la crise tourbillonnent. Alors que les banques jurent, d'une main,
qu'on peut avoir tout à fait confiance en leur solidité, elles coupent,
de l'autre, les robinets à crédits dirigés vers leurs consoeurs, dont
elles se méfient.
Résultat : le marché interbancaire, où les banques s'échangent
chaque jour des crédits à court terme, est complètement grippé. Mr
Greed parle d'un gigantesque 'credit freeze': il devient très difficile
pour les banques de se refinancer autrement qu'auprès de la banque
centrale européenne. Dans ce climat, les établissements les plus
fragiles sont menacés.
«Personne ne sait exactement quelle banque dispose de quels actifs,
qui a encore des subprimes en portefeuille, qui va afficher des pertes,
qui va devoir recapitaliser», constate Jean-Christophe Tavanti, maître
de conférence à l'Ecole normale supérieure (ENS) de Cachan, spécialisé
dans les marchés financiers.
Le problème est que maintenant ce sont les entreprises qui vont
devoir faire face à des problèmes de refinancement à court terme. Le
marché du crédit à court terme est en « arrêt cardiaque » selon les
termes de Nouriel Roubini (professeur à la New York University et
rédacteur en chef du blog économique rgemonitor.com), que tout le monde cite maintenant pour son effrayante clairvoyance.
La noria des sauvetages financiers s'est poursuivie ce week-end,
avec le rachat des activités belges et luxembourgeoises de la banque
Fortis (fraîchement nationalisée) par BNP-Baribas, l'injection de 13.5
milliards de dollars par l'Islande dans le capital de ses banques, et
surtout le plan de renflouement massif de la banque Hypo Real Estate
par le gouvernement allemand : ce dernier a finalement annoncé une
garantie-record de 50 milliards d'euros pour cette banque très
dépendante du marché interbancaire.
Pour ne rien arranger, les gouvernements européens s'agitent dans la
confusion la plus complète. Après l'Irlande, les pays européens doivent
promettre à leurs citoyens que leurs dépôts (évalués à 700 milliards
d'euros) resteront garantis. Une nouvelle initiative non-coordonnée,
qui a eu le don d'agacer Londres.
Samedi encore, à l'Elysée,
les dirigeants européens juraient la main sur le coeur qu'ils allaient
désormais agir de conserve. Dans les heures qui ont suivi la décision
allemande, le Danemark et l'Autriche l'ont imité, pour éviter que les
capitaux s'enfuient des coffres de leur banque pour aller se réfugier
dans ceux des banques allemandes... Commentaire fataliste de René
Defossez: Le mini-sommet de ce week-end, c'est du pipeau pour les
marchés.
Au Royaume-Uni, terrible ironie, la banque Northern Rock, après
avoir été la toute première à mordre la poussière, voit affluer de
nouveaux clients maintenant qu'elle est officiellement nationalisée.
Pascal Riché, Augustin Scalbert et Sophie Verney.
► Addendum le 06/07/2008 à 23h30 : Nicolas
Sarkozy, depuis le perron de l'Elysée, a lu ce lundi soir le texte
d'une déclaration commune des 27 pays de l'UE assurant que ceux-ci sont
unis, solidaires et déterminés face à la crise et que « chacun d'entre
nous prendra toutes mesures nécessaires pour assurer la stabilité du
système financier ».
Par Dias25 :: vendredi 03 octobre 2008 à 18:17 :: Politique
La socialiste Ségolène Royal a critiqué vendredi à Athènes le retard pris par l'Union européenne pour élaborer un plan d'urgence face à la crise financière, évoquant la décision unilatérale de l'Irlande de protéger ses banques.
"Les réactions dispersées, comme on vient de le voir en Irlande par exemple, ne sont pas bonnes pour l'Europe (...)", a indiqué Mme Royal à l'issue d'un entretien avec la ministre grecque des Affaires étrangères Dora Bakoyannis, à l'occasion d'une visite privée de deux jours en Grèce.
"Cela veut dire que l'Europe ne s'est pas mise en ordre de bataille suffisamment rapidement pour être capable de défendre nos économies et de présenter face aux Etats-Unis un plan d'urgence qui nous permettrait de protéger nos entreprises et notre croissance économique", a-t-elle ajouté.
L'Irlande a officiellement adopté jeudi une loi controversée mettant en oeuvre une garantie gouvernementale illimitée aux principales banques irlandaises, afin de les protéger de la crise financière.
La discorde irlando-britannique entretient la cacophonie au sein de l'UE, avant la réunion de crise organisée samedi par Paris entre les quatre membres européens du G7 (Allemagne, France, Royaume-Uni et Italie).
"Il y a une nécessité (pour l'UE) de se serrer les coudes, d'élaborer un plan commun ... des propositions concrètes, pour que le système change", a encore indiqué Mme Royal.
"Il ne faut pas tenir de discours alarmiste (...) mais exiger que les pouvoirs publics, lorsqu'ils interviennent au nom des peuples, c'est à dire au nom des contribuables, puissent donner des garanties d'une réforme en profondeur d'un système qui est maintenant à bout de souffle", a-t-elle ajouté.
Par Dias25 :: mercredi 01 octobre 2008 à 11:15 :: Politique
En avant-première du Mondial de l'Automobile,
la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes Ségolène Royal a
présenté mercredi à Paris trois prototypes de véhicules électriques bon
marché créés par des industriels de sa région.
Le premier, baptisé "Friendly" est construit par le groupe Heuliez.
Les deux autres, "Nextere" et "Simply City" par un groupe de six PME,
Eco et Mobilité. Un quatrième véhicule, "Redigo", a été présenté sous
forme de prototype virtuel par Diedre-Design, Endeavour et Domteknika.
Tous sont destinés à être commercialisés d'ici 2010, et visent un
marché national et international. Ils ont été conçus en réponse à un
appel à projet lancé en janvier 2008 par le Conseil Régional de
Poitou-Charentes, pour un véhicule électrique aux alentours de 5.000
euros, devant être présenté au Mondial de l'Automobile.
Le "Friendly" d'Heuliez est un véhicule à trois places, de 2,5m de
long, avec un siège conducteur central et deux places arrières, et un
coffre de 400 litres, avec deux portes coulissantes.
D'un poids de 500kg, il présente une autonomie de 100 à 300km, selon
le nombre de batteries Ni/Mh (accumulateur nickel métalhydrure), pour
une vitesse pouvant atteindre 110 à 130km/h selon les versions. Le PDG
d'Heuliez Paul Quévaut envisage une production de 10.000 véhicules par
an à Cerizay (Deux-Sèvres). Il est destiné aux flottes d'entreprises ou
de collectivités locales, mais sera aussi commercialisé par internet
auprès du grand public.
Le "Nextere" est un véhicule à deux places ou une place plus
rangement, ressemblant à un maxi-scooter à quatre roues muni d'une
carrosserie construite à partir d'éco-matériaux, comme du chanvre,
équipé d'un moteur avec batteries lithium-polymère. Il dispose d'une
autonomie de 80 à 100km. "Ce n'est pas un véhicule pour partir en
vacances, mais qui peut être utilisé par exemple pour un médecin ou une
infirmière en tournée", explique Eric Linares, le responsable d'Eco et
Mobilité.
Sa "Simply City" est un véhicule de quatre places, de 400kg, qui
doit être homologué comme "quadricycle lourd". Eco et Mobilité vise une
production de quelques dizaines d'unités par mois.
Endeavour envisage pour sa part la création d'une usine à Mornac
(Charente), pour produire sa "Redigo" de quatre places à partir de
2010, pour un prix d'environ 7.500 euros.
Par Dias25 :: mardi 30 septembre 2008 à 22:55 :: Politique
Ségolène Royal a estimé mardi soir que le
gouvernement devait "passer à l'action" dans la gestion de la crise
financière, ajoutant que la réunion organisée dans la matinée à
l'Elysée n'avait débouché sur aucun résultat.
Le capitalisme financier s'autodétruit, les économistes avaient tiré
la sonnette d'alarme il y a maintenant près de deux ans, la crise des
subprimes date de l'année dernière", a rappelé Ségolène Royal sur itélé.
"Au mois d'août dernier, le gouvernement actuel nous a dit que la
France était protégée de cette crise, on voit qu'il n'en est rien et
qu'il est temps de passer à l'action". Le gouvernement "est entré dans
la réunion, ce qui est déjà pas mal", mais "le communiqué de cette
réunion ne dit rien".
Ségolène Royal pense que la crise vient de ce que les banques
contournent la réglementation qui les empêche d'engager plus de 8% de
leurs fonds propres: "Il faut l'étendre aux fonds de pensions et à tous
les fonds de placements qui ne sont pas assujettis à cette
réglementation".
"Il faut supprimer les paradis fiscaux qui permettent à des fonds
très mobiles de déstabiliser le système financier", a-t-elle préconisé,
souhaitant l'instauration d'"un gendarme du système monétaire
international qui pourrait être le FMI".
Concernant le sauvetage de la banque Dexia par l'Etat, Ségolène
Royal a indiqué que "les contribuables ont le droit de se demander s'il
est normal que leur argent aille renflouer des lacunes bancaires ou des
erreurs de financement".
La présidente de la région Poitou-Charentes a souligné par ailleurs
qu'elle trouvait "assez déplacé d'annoncer de mauvais chiffres du
chômage" pour les douze mois à venir comme l'a fait lundi le secrétaire
d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez.
"Le gouvernement a subventionné les heures supplémentaires au lieu
d'aider les recrutements et les créations de nouveaux contrats de
travail", a-t-elle ainsi déploré, mettant en cause "l'absence de
politique économique" de la majorité.
Par Dias25 :: mardi 30 septembre 2008 à 20:00 :: Politique
Le meeting de Ségolène. Waw, l’affaire! Pendant ce temps l’abime de
la catastrophe financière s’élargit sous les pieds de l’économie
réelle. Sarkozy s’agite. La gauche "sérieuse-et-responsable" retient
son souffle: god’dam… l’horizon indépassable n’est plus ce qu’il était.
Le problème du problène
Commençons par ce qui aurait pu me valoir une bonne couverture
médiatique si j’avais consenti à répondre aux questions que l’on m’a
posé depuis dimanche. Le Zénith de Ségolène Royal. Allons-y. Ou es le
problème? Les chanteurs avant et après? C’est le cas dans tous les
grands rassemblements politiques depuis déjà dix ans.
Notons cependant que ceux là, au Zénith, sont tous engagés. C’est
donc plutôt sympath et de gauche, non? Sa tenue à elle? On en parlera
le jour où le même genre de commentaires sera possible à propos d’un
homme. Idem pour la coiffure. Quand au public il était absolument dans
la norme ordinaire des manifestations du PS. Que celui qui n’a jamais
vu les marionnettes hystériques du MJS hurler au premier rang en
agitant des cartons garnis du seul nom d’un candidat lui jettent la
première pierre. Ceux là étaient enthousiastes. Qu’aurait on dit s’ils
ne l’avaient pas été! Et peut-être même étaient-ils contents de
participer enfin à un meeting contre la droite. Ca se comprend. Donc
pour moi le problème n’est pas là. Le problème c’est qu’on crée ce type
de problème a ce sujet.
Mais s’il doit y avoir un problème à toute force, c’est plutôt de
devoir constater qu’elle a parlé une demi-heure et que ce qu’elle a dit
n’est relaté nulle part. Je dois donc aller sur le site Désirs d’avenir
pour lire le texte de son discours car, à la même heure, je faisais une
conférence sur la laïcité dans l’Hérault et je ne pouvais donc pas
suivre la retransmission en direct. Pas de pot, le site me dit que je
dois attendre un peu pour avoir le texte et la vidéo. Dommage car je
m’apprêtais à faire la seule chose digne d’un socialiste en période de
congrès surtout: dépiauter le contenu de son propos, faire la part
d’accords et de désaccords qu’il me suggère. Après vous avoir dit tout
cela, l’honnêteté m’oblige à préciser: que nul n’aille croire que je
suis touché par la grâce de l’invitation, réitérée il y a peu, à nous
aimer les uns les autres. Je prends seulement mes précautions. Le
lynchage de Ségolène Royal que j’observe est vide d’arguments
raisonnés. Je préfère marquer tout de suite mes distances avec le genre
d’auto amnistie qu’il contient pour beaucoup de ceux qui le pratiquent.
Je devine qu’il s’agit de préparer un front de «tout sauf Ségolène» qui
pourrait bien être la tenue de camouflage la plus portée au congrès.
Prétexte! Je ne marche pas. Si Ségolène Royal est en tête des votes
du parti elle aura gagné le congrès un point c’est tout. Sa
diabolisation est une ruse pour fabriquer un dénominateur commun là où
il n’y en a pas politiquement. Le congrès de "clarification" commence
mal.
Par Dias25 :: lundi 29 septembre 2008 à 23:38 :: Général
Les marchés
actions américains ont connu un effondrement sans précédent à Wall
Street, après le rejet inattendu du plan Paulson. La Chambre des
représentants a en effet mis en échec ce plan de secours, plébiscité
par le président George W. Bush, visant à sauver le système bancaire
américain en injectant 700 milliards de dollars. Le plongeon de la
bourse de New York a été sans précédent, avec un recul de 6,98% du Dow
Jones, à 10 365,45 points tandis que le Nasdaq dégringolait de 9,14% à
1 983,73 points. Du jamais vu, pas même après les attaques du 11
septembre...
Le duel entre Wells Fargo et Citigroup a finalement tourné à l'avantage
de ce dernier dans le dossier Wachovia (-90,60% à 9,06 dollars). Après
une période d'incertitude sur l'identité du groupe qui allait procéder
au rachat de la banque américaine en difficultés, la Federal Deposit
Insurance Corp a finalement annoncé que Citigroup reprendrait la
majeure partie des activités de Wachovia. Depuis la faillite de la
Washington Mutual, un bras de fer avait été entamé entre Citigroup et
Wells Fargo selon les médias américains.
Par Dias25 :: lundi 29 septembre 2008 à 21:37 :: Politique
Le premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande a refusé
lundi l'appel à l'unité nationale lancé par le Premier ministre pour
faire face à la crise financière internationale, avançant lui-même un
plan en six points destiné à limiter les conséquences sur l'économie
réelle du pays.
"Si l'unité nationale ça consiste à demander à la gauche de soutenir
une politique qui échoue, sûrement pas!", a lancé M. Hollande lors
d'une conférence de presse au siège du parti. "Demander aux Français de
participer à l'unité nationale, d'accepter des sacrifices
supplémentaires quand sont exonérées de toute contribution les plus
grandes fortunes de notre pays, c'est inacceptable", a-t-il jugé.
"On demande l'unité nationale des fourmis pour solder les comptes de la cigale", a-t-il dénoncé.
Pour lui, l'appel lancé vendredi soir par François Fillon se réduit
à une tentative de "détourner l'attention" des responsabilités du
gouvernement. Il a notamment dénoncé le budget 2009, examiné vendredi
dernier en conseil des ministres, et qui, selon lui, ne prévoit pas les
mesures nécessaires pour faire face à la crise.
Interrogé sur l'invitation faite aux dirigeants des banques et des
groupes d'assurance de se rendre mardi à l'Elysée, François Hollande a
estimé qu'on "a moins besoin d'actes de communication et de plus
d'actes de décision". "Nicolas Sarkozy n'est pas le chef des banques,
il est le chef de l'Etat", a-t-il insisté. "Ce qu'on lui demande, c'est
de prendre des mesures qui relèvent de sa propre responsabilité".
"Cette crise n'a pas encore eu d'effet sur l'économie réelle", mais
elle l'a "fragilisée, affaiblie". "C'est maintenant qu'il faut agir", a
affirmé le premier secrétaire, qui a présenté le plan en six points
préparé par le PS.
Il s'agit en premier lieu de garantir l'accès au crédit des
entreprises et des particuliers grâce à "un fonds national de
garantie", un système de caution publique permettant d'alimenter le
crédit. Il propose aussi une modulation de l'impôt sur les sociétés qui
serait allégé pour celles qui choisissent d'investir et alourdi pour
les autres. Les PME bénéficieraient d'une diminution de cet impôt. M.
Hollande s'est aussi prononcé pour un renforcement de la dotation dont
bénéficient les collectivités locales, afin qu'elles ne renoncent pas
elles aussi à leurs investissements.
Pour soutenir le pouvoir d'achat des particuliers, les socialistes
proposent de conditionner les exonérations de cotisations sociales à la
"conclusion" d'un accord d'entreprise sur les salaires, de rendre le
chèque transport obligatoire pour tous les salariés et de relever les
allocations familiales. Sans surprise, les socialistes proposent de
revenir sur "une partie" du paquet fiscal pour trouver entre 4 et 5
milliards d'euros qui contribueraient à financer ce plan.
Enfin, François Hollande a demandé au chef de l'Etat de convoquer un
conseil européen et une grande discussion internationale pour redéfinir
les règles du système financier, reprenant en partie les positions
exprimées depuis une semaine par un Nicolas Sarkozy qui "vient sur
notre terrain". Mais le "changement de discours" n'a entraîné "aucune
décision", a regretté François Hollande. La raison est simple, a-t-il
souri: "pour faire une politique de gauche, mieux vaut être de gauche".
Par Dias25 :: dimanche 28 septembre 2008 à 11:36 :: Politique
"Je suis là aujourd'hui, je serai là demain. Rien ne me fera
reculer": l'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle
Ségolène Royal s'est posée samedi en Mère Courage, apôtre des
sans-grade, lors d'un "rassemblement de la fraternité" au Zénith de
Paris.
Dans la grande salle où plus de 4.000 personnes avaient pris place,
entre deux prestations d'artistes venus se produire bénévolement, la
présidente de Poitou-Charentes a fustigé le "système financier en folie
qui s'auto-détruit sous nos yeux", "un monde sans règles".
Elle a délivré un message d'espoir : "non au cynisme, non à la résignation", et appelé à "relever la tête".
Dans un discours de 45 minutes, souvent interrompu par des salves
d'applaudissements et des "Ségolène... Ségolène....", elle a appelé la
gauche à "se ressaisir". Pour elle, "la gauche doit être là malgré ses
imperfections, la gauche doit être là pour faire émerger cette nouvelle
France qui attend qu'on la réveille".
"Nous avons en commun de vouloir un autre monde", a-t-elle lancé,
faisant scander le mot "fraternité" par ses partisans. "On commence à
comprendre qu'il faut radicalement changer le système", a-t-elle dit,
sans jamais citer le nom du président Nicolas Sarkozy
Défenseur des luttes sociales, elle s'est interrogée: "A quand
l'interdiction de délocaliser et de licencier avec obligation de
rembourser les aides publiques si l'entreprise fait des bénéfices ?".
Arpentant la scène, à la manière d'une actrice, avec une gestuelle
affirmée, souriant, riant parfois, elle s'était délestée de certains
attitudes figées de sa campagne.
"Elle a trouvé cette liberté de ton et d'allure qu'elle a cherchée pendant la campagne", résumait le député Jean-Louis Bianco.
Le registre était également personnel. Elle s'est posée en victime
du pouvoir mais aussi de certains de ses camarades du parti, évoquant
"la +riante+ primaire, la +courtoise+ présidentielle, les +gentils+
coups bas, les +tendres+ attaques, les +doux+ cambriolages, les
+amicales+ pressions et les charmantes épreuves personnelles". Allusion
à peine voilée à sa séparation d'avec François Hollande.
A propos du cambriolage de son appartement, elle a stigmatisé "les porte-flingues de l'Elysée".
En tunique de soie bleue, sur un jeans, cheveux nouvellement
ondulés, elle est apparue radieuse, assortie au bleu du mot
"fraternité" qui s'affichait derrière elle.
La présidente de Poitou-Charentes souhaitait organiser ce grand
rassemblement "au service de la gauche" pour remercier ses soutiens dès
le lendemain de son échec, mais il a finalement lieu alors que s'engage
la bataille pour la conquête du Parti socialiste.
Mme Royal avait invité tout l'état-major du PS, mais seuls ses plus
proches comme Jean-Jack Queyranne, président de la région Rhône-Alpes,
l'eurodéputé Vincent Peillon, étaient de la fête, tout comme l'homme
d'affaires Pierre Bergé qui finance ses activités.
Avec drapeaux tricolores, calicots, les militants venus de toute la
France avaient parfois ressorti les tee-shirts de la campagne de 2007
("La France présidente").
Durant quatre heures, les artistes se sont succédé sur scène: Trust,
Benjamin Biolay, Hervé Vilard, Da Silva, Cali... De courts sketches
notamment du Théâtre du Soleil d'Ariane Mnouchkine, de petits films
ryhtmaient la soirée. Le chanteur Yannick Noah a adressé un message de
soutien, depuis les Etats-Unis.
Un lâcher de confettis a clot en couleurs ce show politique d'un type nouveau.
Par Dias25 :: vendredi 26 septembre 2008 à 16:44 :: Politique
LCI.fr - Silencieux jusqu’alors, quel est finalement votre choix parmi les six motions en présence pour le Congrès de Reims ?
Gaëtan Gorce : Ma préférence aurait été d’aller jusqu’au bout d’une
démarche que notre contribution avait formalisé. Malheureusement,
beaucoup de ceux qui souhaitent la rénovation du parti n’ont pas réussi
à s’entendre directement et ont choisi d’autres chemins. Donc je
rejoins la motion qui est la plus proche des convictions que je défends
depuis dix-huit mois, c’est-à-dire la motion de Ségolène Royal, de
Gérard Collomb, de Manuel Valls et de Vincent Peillon.
Qu’est-ce qui motive vraiment ce choix ?
C’est la motion qui est la plus proche de la volonté de
renouvellement, un renouvellement générationnel, politique et
démocratique dont le PS a besoin aujourd’hui. Je ne peux pas me
retrouver dans une démarche soutenue par celles et ceux qui portent la
responsabilité de la situation dans laquelle se trouve notre parti
aujourd’hui.
Deux choses sont importantes : que le PS assure sa mutation à la
fois idéologique et organisationnelle. Sur le plan idéologique, il ne
s’agit pas de ne plus être un parti de gauche mais de devenir le parti
de la gauche d’aujourd’hui. Il y a dans le parti des hommes et des
femmes qui vivent dans la nostalgie des années 70 et 80, c’est
respectable mais ce n’est pas de cette façon que l’on pourra préparer
l’avenir.
Sur le plan organisationnel, il est clair que le parti d’Epinay a
vécu. Nous avons besoin de fonctionner différemment. Par ailleurs,
faisons un constat : le PS ne peut compter aujourd’hui que sur ses
propres forces. Il n’a pas d’alliés à droite et au centre possibles, et
d’ailleurs il ne les recherche pas. Il n’a pas non plus d’alliés vers
la gauche qui permettent de constituer une force politique réelle,
hormis des alliances électorales. Fondamentalement, c’est du PS que
doit venir une régénération qui permettra l’alternative à Nicolas
sarkozy.
Mais Vincent Peillon a proposé dernièrement un contrat de gouvernement avec François Bayrou…
Dans la motion, les choses sont dites de manière à lever toute
ambiguïté. Il ne doit y avoir de la part du “PS nouveau” aucun
sectarisme. Il doit être prêt à travailler avec tous ceux qui veulent
préparer l’alternative à la droite. Mais précisons les choses : ce ne
sont pas des accords d’appareils qui permettront de préparer l’avenir,
c’est une double modernisation.
Une modernisation du projet politique que l’on n’a pas à concéder à
qui que ce soit, et encore moins au centre. Et puis une modernisation
du parti qui doit se montrer plus ouvert et plus démocratique. Ainsi,
il pourra accueillir beaucoup plus de personnes qui, sans être
forcément socialistes, pourront se retrouver pour construire quelque
chose de nouveau. Mais j’exprime là ma conviction personnelle car si je
rejoins cette motion, c’est en gardant ma totale liberté d’expression
et d’opinion.
Ségolène Royal doit-elle in fine prendre la tête du parti ?
On ne peut pas préjuger de ce que sera la situation dans quelques
semaines. La question est la suivante : quelle sera la motion qui va
arriver en tête ? De deux choses l’une : ou bien une motion remporte la
majorité absolue et la logique est que son ou sa candidate devienne
premier secrétaire. Ce serait une bonne surprise.
Ou bien aucune motion ne remporte la majorité absolue, alors il ne
faut pas d’alliance autour d’une synthèse dont François Hollande s’est
fait le spécialiste. C’est autour du premier secrétaire choisi par les
militants que devra s’organiser la majorité du parti. Ce sont les
militants qui doivent garder la maîtrise des choses à chaque étape,
sinon ce serait un scandale.
Certains amis du maire de Paris auraient aimé avoir votre soutien. Que pensez-vous de sa motion ?
J’ai beaucoup d’estime et de sympathie pour Bertrand Delanoë. Il
aurait été d’ailleurs souhaitable que lui et Ségolène Royal s’entendent
car leur ligne politique est assez proche. Si l’un et l’autre
reportaient à plus tard le choix du candidat à la présidentielle, ce
serait une base de compromis futur possible.
Mais si je n’ai pas rejoint la motion de Bertrand Delanoë, c’est que
je ne peux pas me retrouver sur la même motion que la direction
actuelle du PS dont je combats la stratégie depuis 18 mois car elle
empêche la rénovation. .
Regrettez-vous le choix de Pierre Moscovici ?
L’opinion ne comprend pas que Pierre Moscovici et d’autres aient
donné le sentiment de privilégier la négociation interne à une ligne
politique claire. Dans le débat politique, il faut marquer clairement
des positions et s’y tenir, quelles que soient les conséquences à court
terme. Le PS a besoin d’un débat franc et ouvert et non pas de choix
tactiques.
L’idéal aurait été qu’autour de Pierre Moscovici puisse se fédérer
tous ceux qui incarnent la relève. Cela n’a pas été possible. Donc je
crois que la plupart d’entre eux sont plutôt maintenant du côté de
Ségolène Royal. On y retrouve de nombreux jeunes parlementaires et
d’autres qui peuvent présenter une relève car ils n’ont pas occupé de
poste de responsabilité jusque là.
Ségolène Royal veut incarner une démarche politique plutôt qu’une
démarche de soutien à telle ou telle personnalité. Quand je vois les
arrangements qui s’opèrent ici et là, je continue à penser
qu’aujourd’hui, elle est la seule qui s’exprime d’une manière claire et
nette. Elle le fait sans concession donc elle reste une valeur forte
pour le PS.
Par Dias25 :: jeudi 25 septembre 2008 à 15:48 :: Politique
Sommaire
1- Inventer un monde nouveau : combattre et proposer
1.1. La mondialisation est là, nous devons l’affronter
1.2. Mettons fin à la dérive spéculative
1.3. Aller vers une économie de pointe : oui à l’innovation des PME, non à l’économie de rente
1.4. Faire le pari de l’enseignement supérieur et de la recherche
2. Réconcilier dynamisme économique et progrès social : un Etat préventif, un Etat innovateur
2.1. Agir vraiment contre la vie chère 2.2. Rééquilibrer le rapport capital/travail : mettre l’économie au service de l’humain 2.3. Enfin une fiscalité juste ! 2.4. Le droit des travailleurs à être bien formés, des entreprises compétitives 2.5. L’éducation, encore l’éducation, toujours l’éducation 2.6. Repenser sans tabou la sécurité sociale pour la sauver 2.7. Bâtir un système de retraite transparent, universel et personnalisé
3. Faire d’urgence l’excellence environnementale
3.1. Préparer dès maintenant l’après pétrole
3.2. Réduire notre consommation d’énergie
3.3 Modifier notre rapport à l'espace
4. Aller vers une société apaisée et favoriser l’émancipation
4.1. Favoriser la mixité sociale pour éviter la ghettoïsation
4.2. Assurer les solidarités numériques
4.3. Un nouveau regard sur l’immigration
4.4. Prévenir la violence
4.5. Lutter contre les discriminations
4.6. Redonner leur place aux artistes et à la culture 4.7. Reconnaître la diversité comme une chance, la France métissée comme un atout et l’harmonie des générations comme notre garantie
4.8. La laïcité, garante de la République
5- Oser enfin « la démocratie jusqu’au bout »
5.1. Moderniser le Parlement
5.2. Faire confiance aux élus locaux
5.3. Encourager la démocratie participative
5.4. Garantir la liberté de la presse 5.5. Porter haut l’exigence de justice et des Droits de l’Homme
5.6. La démocratie au secours de l’Europe 5.7. Pour un ordre mondial juste : des institutions internationales à la hauteur de leurs missions
6- Faire du socialisme une force neuve dans le siècle
6.1. Un grand parti porteur d’espoir
6.2. Un parti décentralisé
6.3. De nouvelles formes de militantisme
6.4. Le respect des militants
6.5. Fédérer la gauche et attirer les démocrates 6.6. L’augmentation massive du nombre d’adhérents et l’organisation de primaires
Par Dias25 :: mercredi 24 septembre 2008 à 08:43 :: Politique
Ségolène Royal est restée en retrait, mardi soir lors du conseil
national du Parti socialiste, préférant mettre en avant son équipe qui
incarne à ses yeux "le Parti socialiste de demain".
Elle n'apparaît symboliquement qu'en dernière position sur la liste
des signataires de sa "motion" intitulée "Tous ensemble, fiers d'être
socialistes".
Sur le papier, le maire de Lyon, Gérard Collomb, figure en première
position de cette équipe paritaire de seize personnes, dont Vincent
Peillon, Julien Dray, Delphine Batho, Najat Belkacem et Aurélie
Filippetti.
"C'est une équipe soudée, capable de travailler ensemble, de
rassembler et d'incarner (...) le PS de demain, celui du futur, celui
qui va dire aux Français qu'il ne faut pas baisser les bras (...) et
que des solutions, il y en a", a déclaré la présidente de
Poitou-Charentes à son arrivée à la salle de La Mutualité, à Paris.
Elle a pris place au premier rang mais a envoyé à la tribune un trio
composé de Najat Belkacem, Vincent Feltesse, président de la communauté
urbaine de Bordeaux et François Rebsamen défendre leur texte
d'orientation.
"Nous avons voulu présenter notre motion en trois parties pour se
faire applaudir trois fois plus", a ironisé le sénateur-maire de Dijon.
Pour celle qui a déclaré mettre sa candidature au poste de premier
secrétaire "au Frigidaire" pour l'instant, il s'agissait de "donner
l'exemple" afin que le congrès de Reims ne soit pas "une guerre des
chefs".
"Ce qui m'intéresse, c'est de pousser en avant une nouvelle équipe
de futurs dirigeants du pays, de les mettre en valeur, de les faire
parler", a-t-elle justifié à sa sortie.
"Je mets en avant cette équipe mais je suis là, bien présente",
a-t-elle toutefois lancé à l'adresse de ceux qui douteraient de sa
détermination.
S. Royal qui organise samedi un " meeting de la fraternité " au
Zénith, à Paris, prévient : "Je prendrai toute ma place dans les
débats, bien évidemment".