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La cote de popularité de Nicolas Sarkozy chute de 4 points
PARIS (Reuters) - La gauche réaliserait une poussée aux élections régionales avec 51% des intentions de vote, contre 36,5% pour la droite et l'extrême droite réunies, selon le baromètre Ifop pour Paris Match.
Les 12,5% restants iraient aux centristes du MoDem (6,5%), à l'Alliance écologiste indépendante (2%) et à divers listes (4%).
Pour l'institut, ce rapport de forces est encore plus défavorable à la droite que lors des régionales de 2004, quand la gauche avait remporté 20 régions métropolitaines sur 22.
Avec 27% des intentions de vote, le Parti Socialiste - bénéficiant désormais de la légitimité de Martine Aubry - semble en mesure d'effacer sa déconvenue des dernières élections européennes, souligne l'Ifop.
Surtout, le PS reprend un net avantage au sein de la gauche sur les listes Europe Ecologie (13%), en retrait par rapport à leur résultat du dernier scrutin européen.
Au sein de la gauche radicale, la liste du Front de gauche obtiendrait 5%, devant celle du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot (3%) et Lutte ouvrière (2%). Des listes d'alliance du NPA et du Parti de gauche dans plusieurs régions obtiendraient 1%.
Dans ce contexte, "la situation de la majorité présidentielle apparaît très malaisée", estime l'institut.
Avec 27% d'intentions de vote, l'UMP obtient un score inférieur de 4 points au socle électoral de Nicolas Sarkozy le 22 avril 2007.
En outre, elle se heurte à deux difficultés liées à la perspective du second tour : les très insuffisantes réserves de voix dont elle pourrait bénéficier le 21 mars et la capacité du Front National - fort de 8.5% d'intentions de vote - à se maintenir dans une dizaine de régions.
Ce sondage a été réalisé les 21 et 22 janvier auprès d'un échantillon de 853 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
Gérard Bon, édité par Sophie Louet
PARIS (Reuters) - L'intervention de Nicolas Sarkozy sur TF1 lundi soir est jugée non convaincante par 49% des Français contre 43% qui disent penser le contraire, selon un sondage CSA pour Le Parisien-Aujourd'hui en France.
Les sceptiques sont, sans surprise, plus nombreux parmi les sympathisants de gauche (65%) mais ils atteignent un chiffre plus élevé encore chez ceux du parti centriste Modem (72%) et ils sont encore 14% chez les sympathisants de droite.
Le chef de l'Etat a bénéficié de plus de deux heures d'émission sur TF1, d'abord dans le journal télévisé, puis dans une émission de dialogue avec un panel de Français spécialement conçue pour lui.
Il a réuni 8,8 millions de spectateurs, soit 33% de part de marché, loin devant "FBI : Portés disparus" sur France 2, qui a été vu par 5,4 millions de personnes (19,8%), et "Star Wars Episode I, la menace fantôme" sur M6, avec 4,7 millions de téléspectateurs (19,1%).
Le sondage a été réalisé mardi auprès d'un échantillon national représentatif de 805 personnes âgées de 18 ans et plus constitué d'après la méthode des quotas. La question a été posée aux personnes ayant vu ou entendu parler de l'intervention, soit 67% de l'échantillon.
Thierry Lévêque, édité par Nicole Dupont

PARIS (Reuters) - La cote de confiance de Nicolas Sarkozy a baissé de trois points à 34%, selon un sondage TNS Sofres-Logica pour Le Figaro Magazine diffusé jeudi.
Le Premier ministre, François Fillon, voit sa cote de confiance reculer de trois points également, à 36%.
A l'inverse, 63% des personnes interrogées disent ne pas faire confiance au chef de l'Etat et 59% ne pas faire confiance au chef du gouvernement.
Le sondage a été réalisé du 27 au 30 novembre auprès d'un échantillon national représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus interrogé en face-à-face.
Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse
La vie politique est décidément pleine de paradoxes. Le dernier sondage en date sur les prochaines élections régionales fait apparaître une poussée de l'ensemble des listes de gauche, et une baisse sensible de l'UMP.
Un signe que les divisions et les querelles de personnes à gauche comptent moins, dans la période actuelle, que le rejet croissant de la politique de Nicolas Sarkozy.
C'est une inversion complète par rapport aux élections européennes de juin, certes marquées par une abstention record supérieure de plus de la moitié de l'électorat, mais dont le président de la République avait tiré comme leçon qu'il était imbattable, malgré la crise économique.
Une erreur d'appréciation qui l'a sans doute conduit à penser qu'il pouvait passer en force sur ses réformes, et en particulier sur celle de la taxe professionnelle qui lui a mis à dos les élus locaux, acteurs-clé de la campagne des régionales.
Le sondage Opinionway-Fiducial pour le Figaro et LCI (réalisé à partir d'un échantillon représentatif de 1 002 personnes), publié samedi, donne, si les élections avaient lieu ce dimanche :
En moins de deux mois, selon le même baromètre, l'UMP a perdu 4 points, et le PS en a gagné 3.
A rapprocher d'un autre baromètre, Ifop-Journal du Dimanche, publié ce week-end, et qui révèle une nouvelle chute de popularité de Nicolas Sarkozy. Ce dernier ne recueille plus que 36% d'indice de satisfaction sur son action, soit -2%, contre un record de 63% de mécontents.
François Fillon baisse lui aussi, de 3%, et passe sous la barre des 50% d'opinions favorables, à 48%.
Ces deux sondages vont dans le même sens, et montrent en particulier l'impact du « trou d'air » que traverse la majorité depuis des semaines, avec, en particulier :
La bonne santé sondagière de la gauche est d'autant plus surprenante que celle-ci est plus souvent dans l'actualité autour de ses divisions que de ses propositions.
Le dernier épisode Peillon-Royal n'étant que le dernier d'une longue série. Mais le baromètre du Figaro montre l'importance des enjeux locaux dans les choix des électeurs, et, de ce point de vue, confirme que la gauche, et en particulier le PS, reste une force de gestion locale considérable.
Ces résultats potentiels (il ne s'agit que de sondages, ne l'oublions pas…) devraient peser sur les stratégies des différents acteurs de la campagne, avec la prise en compte des nouveaux rapports de force : un PS qui se maintient en tête, talonné par Europe Ecologie, la force montante depuis les européennes, et un Modem qui ne retrouve que la moitié de ses suffrages du premier tour de la présidentielle de 2007.
Signe des temps, samedi, on a pu voir Daniel Cohn-Bendit et François Bayrou côte à côte à une tribune pour la première fois depuis leur célèbre clash télévisé de la campagne des européennes, pour la noble cause du climat…
Nicolas Sarkozy, pour sa part, reste droit dans ses bottes face à la fronde de son propre camp, comme il l'a montré en recevant vendredi quelque 700 maires à l'Elysée, une session de rattrapage pour le congrès qu'il avait sèchement boycotté. Il s'est montré pédagogue mais pas flexible :
« Nous avons engagé une réforme majeure et ce n'est pas mon genre de ne pas faire face à mes responsabilités. »
Le scrutin n'a lieu que dans quatre mois, les 14 et 21 mars 2010, et la campagne électorale n'en est qu'à ses balbutiements, mais on voit bien que si les scrutins se suivent, ils ne se ressemblent pas. Les régionales 2010 ne ressembleront visiblement pas aux européennes de 2009.
Source : eco89
PARIS (Reuters) - Près de deux Français sur trois estiment que Nicolas Sarkozy n'incarne pas la fonction présidentielle de façon satisfaisante, selon un sondage BVA pour Canal+.
A mi-chemin du mandat présidentiel, 65% des personnes interrogées jugent "insatisfaisante" la manière dont le chef de l'Etat joue son rôle, contre 35% qui la trouvent "satisfaisante".
Invités à dire dans quels domaines l'action du président français et de son gouvernement ont été les plus efficaces, 45% des sondés citent "sa réaction face à la crise financière", 24% "son action en matière d'immigration et d'identité nationale" et 24% "la lutte contre l'insécurité".
Seuls 8% des Français considèrent en revanche que la lutte contre le chômage est bien menée par l'exécutif et 42% jugent que Nicolas Sarkozy et son gouvernement n'ont conduit de politique satisfaisante sur aucun de ces points.
La priorité des Français pour les deux prochaines années et demie de mandat de Nicolas Sarkozy émerge très clairement: 82% des Français citent la lutte contre le chômage. L'amélioration du pouvoir d'achat est évoquée par 62% des sondés et la réductions des inégalités par 51%.
Le sondage a été réalisé via internet les 3 et 4 novembre auprès d'un échantillon de 1003 personnes âgées de 15 et plus représentatif de la population française.

PARIS (Reuters) - Trois quarts des Français sont opposés à la taxe carbone que le gouvernement compte instaurer l'an prochain, selon un sondage CSA pour l'UFC Que Choisir diffusé vendredi.
En cas de redistribution intégrale des recettes aux ménages, l'opposition chute toutefois drastiquement.
Nicolas Sarkozy rendra ses arbitrages dans les jours qui viennent, a dit le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo.
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a pour sa part annoncé qu'une réunion d'arbitrage sur les compensations de cette taxe aurait lieu ce vendredi avec le chef de l'Etat.
Selon ce sondage, 74% des sondés sont défavorables, dont 56% "tout à fait" défavorables, à une taxation des énergies produisant du dioxyde de carbone.
Pour justifier cette opposition, 59% disent que la taxe est "injuste" car elle pénalise ceux qui sont obligés d'utiliser leur voiture, 50% étant contre toute taxe supplémentaire.
Mais si l'intégralité de la future "contribution climat-énergie" était reversée aux ménages par le biais d'un chèque, l'opposition à la taxe tombe à 45%.
L'association de consommateurs déclare dans un communiqué qu'"outre l'inacceptable ponction sur le pouvoir d'achat, le risque fondamental que pose l'introduction d'une taxe carbone mal configurée est qu'elle peut fâcher définitivement les Français avec de fort utiles mesures de fiscalité écologique".
Le sondage a été réalisé le 2 et 3 septembre par téléphone auprès d'un échantillon national représentatif de 1.006 personnes âgées de 18 ans et plus.
Jean-Baptiste Vey, édité par Véronique Tison
LA ROCHELLE, Charente-Maritime (Reuters) - Martine Aubry et Ségolène Royal doivent ouvrir ensemble ce vendredi à La Rochelle l'université d'été du Parti socialiste afin d'afficher une image d'unité après la cacophonie de la fin de l'été.
Les deux anciennes rivales pour le poste de premier secrétaire du PS accueilleront les militants en début d'après-midi dans l'ancienne criée de la ville.
Même si elle semble logique - Ségolène Royal préside la région-hôte, Martine Aubry dirige le PS - la scène ne s'était jamais produite quand François Hollande, ancien compagnon de l'ex-candidate présidentielle, était premier secrétaire.
Entre Ségolène Royal et Martine Aubry, qui l'avait battue de 102 voix en novembre dernier pour la direction de la formation d'opposition, la réconciliation date du printemps.
Pendant la campagne pour les élections européennes du 7 juin dernier, leurs entourages avaient préparé au millimètre près le meeting de Rezé, près de Nantes, dans l'espoir de retourner des sondages alarmistes.
"Rezé ne nous a rien rapporté électoralement mais, pour elles, ça a été un déclic. Depuis, elles s'appellent", assure un proche de Martine Aubry, contestée à la tête du PS depuis la déroute électorale de juin.
Deux jours après le deuxième plus mauvais score de l'histoire du PS aux européennes, à 16,48%, un fifrelin devant les listes d'Europe Ecologie, les deux dirigeantes s'étaient rencontrées à Paris, dans les bureaux de Ségolène Royal.
Face aux "éléphants" du parti, la première femme à avoir atteint le deuxième tour de la présidentielle en France apportait son soutien à la première femme chef du principal parti d'opposition.
HOLLANDE EN COUP DE VENT
Fin juillet, après la passe d'armes entre Martine Aubry et Manuel Valls, sommé de taire ses critiques sur le PS, Ségolène Royal de nouveau appelé à soutenir "tous les socialistes, dont Martine Aubry, qui travaillent, qui font des efforts, qui essaient de se relever".
A La Rochelle, Ségolène Royal, qui prépare sa campagne des régionales, a prévu une "présence sobre" et aucune intervention médiatique nationale.
Pour son entourage, il n'y a pas à proprement parler de rentrée "parce qu'il n'y a jamais eu de sortie", la présidente de Poitou-Charentes multipliant les déplacements cet été dans la région.
En septembre, elle organise une nouvelle "Fête de la fraternité" à Montpellier avant de présider une "université européenne et internationale d'été" à Poitiers, où est annoncé Daniel Cohn-Bendit, le chef de file d'Europe Ecologie.
A l'exception de Dominique Strauss-Kahn, privé de réunions socialistes depuis qu'il dirige le Fonds monétaire international (FMI) mais en tête des sondages de popularité, la plupart des ténors du PS ont prévu d'assister aux travaux de La Rochelle.
Laurent Fabius et Bertrand Delanoë seront présents de même que Vincent Peillon et Arnaud Montebourg, qui ont anticipé la rentrée des socialistes la semaine dernière en organisant leurs propres rencontres estivales.
La présence de certains dirigeants se réduira à la portion congrue.
François Hollande, qui a lâché le poste de premier secrétaire en novembre dernier après onze années à la tête du PS, quittera La Rochelle sans attendre le discours de Martine Aubry, dimanche matin.
"On ne peut pas obliger les socialistes à être heureux ensemble", commentait la semaine dernière l'organisateur de l'université d'été.
Edité par Yves Clarisse