Le député socialiste André Vallini a estimé mardi que "seule une loi" permettrait de moraliser le capitalisme après les annonces de l'Elysée sur l'encadrement des stock-options et l'interdiction des parachutes dorés.
"Il faut en arriver à une loi. Seule une loi pourra parvenir à de vrais résultats dans ce domaine. Nous ne faisons pas confiance aux conseils d'administration des grandes entreprises du CAC40 pour s'automutiler", a dit le porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée nationale en réaction aux annonces faites par l'Elysée.
Selon les décisions annoncées à l'issue du conseil des ministres, les dirigeants d'entreprises ne pourront plus recevoir de stock-options si les autres salariés ne bénéficient pas d'un système équivalent. Le gouvernement menace en outre de déposer un projet de loi début 2009 si les recommandations formulées lundi par le MEDEF, notamment sur la suppression des parachutes dorés, ne sont pas appliquées.
Interrogé sur la gestion de la crise financière par Nicolas Sarkozy, M. Vallini a relevé "un peu trop d'agitation de sa part". "Je me demande si après le silence très long qu'il a observé, il n'est pas passé maintenant d'un extrême à l'autre et qu'il ne parle pas trop, trop souvent tous les jours. Dans son attitude, il devrait aussi prendre garde à ne pas ajouter de l'inquiétude à l'inquiétude", a estimé le député de l'Isère. "On peut agir beaucoup sans s'agiter autant".
Sur le fond, André Vallini a estimé que M. Sarkozy devait "continuer à jouer son rôle de président en exercice de l'Union européenne" et "parvenir à des résultats concrets d'harmonisation des politiques des différents pays face à la crise". "Aujourd'hui, on n'y est pas encore", a remarqué le député socialiste.
Source : AP




