La décision de Bertrand Delanoë ne fait pas l'unanimité parmi les membres de son courant.
Hollande et ses amis ne veulent pas prendre position
Ce n'est pas ce
qui avait été décidé. En se séparant dimanche, les partisans de
Bertrand Delanoë s'étaient entendus sur un point : «la liberté de vote»
lors de la désignation du premier secrétaire. Autant dire que François
Hollande n'était pas satisfait lorsqu'il a appris la prise de position
du maire de Paris. Le premier secrétaire sortant, lui, compte s'en
tenir à la ligne qu'il s'est fixée et ne donner aucune consigne.
«La position de Bertrand Delanoë
est respectable mais personnelle», assure le député de
Seine-Saint-Denis, Bruno Le Roux, proche de François Hollande. En
prenant cette position, les delanoïstes voulaient «signifier (leur)
disponibilité pour stabiliser le parti» après l'élection du premier
secrétaire, rapporte-t-il. Avec 25 % des voix lors du vote sur les motions,
le courant est en capacité de peser fortement dans les instances du
parti. Les delanoïstes voulaient donc se mettre en position de conclure
ensuite un accord avec Ségolène Royal ou Martine Aubry (l'hypothèse
Benoît Hamon n'étant pas retenue). Or le choix du maire de Paris a tout
l'air d'un «tout sauf Royal».
«Après un congrès
de dépression, j'avais envie de renvoyer Royal et Aubry dos à dos,
explique avec beaucoup de pédagogie le maire du XVIIIe arrondissement
de Paris, Daniel Vaillant. Mais le fond doit l'emporter sur la rancœur.
Puisque nous voulions un accord durant le congrès avec Martine Aubry, puisque le fait d'élire Ségolène Royal sans majorité est un risque majeur, il est logique de faire l'effort. Parce que c'est un effort.» Donc il «votera pour Aubry».
L'unité du courant menacée
«Il y a des divergences de fond avec Ségolène Royal et Benoît Hamon»,
explique une autre jospiniste, Clotilde Valter. Avec la première, il
s'agit de la conception du parti, avec le second, de la question
européenne. Mais pour les jospinistes, Aubry semble en position de
battre Royal et c'est là l'essentiel.
Pour les autres
membres du courant Delanoë, qui devrait tenir mardi ou mercredi sa
réunion hebdomadaire, le choix du maire de Paris représente une
difficulté. «Cela n'aide pas à garder l'unité du courant», explique un
proche de Hollande. Entre le premier secrétaire sortant et Martine
Aubry et son allié Laurent Fabius, les relations sont plus que tendues.
La maire de Lille est particulièrement dure envers le bilan de François
Hollande. Difficile pour lui, en conséquence, de la soutenir. Quant à
Pierre Moscovici, c'est compliqué, pour lui aussi, de soutenir Martine
Aubry : dans le feuilleton des «Reconstructeurs», elle a été son
adversaire avant le congrès. Il avait alors refusé de la rejoindre.
À
l'inverse, même si le style déconcerte, la ligne politique de Ségolène
Royal est plus proche de celle qu'ils ont défendue pendant des années.
Beaucoup de grands élus, qui pèsent dans les rangs de la motion,
rejettent l'hypothèse d'un «tout sauf Royal».
Soucieux de
maintenir l'unité du courant qui vient de naître, les partisans de
Hollande évitent pour l'instant une critique trop forte de Delanoë. «Il
n'y a pas de condamnation de ses propos», modère-t-on. Mais l'équilibre
fragile de ce rassemblement est d'ores et déjà menacé. Ce qui pourrait
profiter à Ségolène Royal.
Le figaro.fr
La rénovation en marche
Le TSS en marche : Bertrand Delanoë appelle à voter pour Martine Aubry
Manoeuvres d'isolement au PS. En appelant lundi ses partisans à voter "massivement" en faveur de Martine Aubry, Bertrand Delanoë a fait basculer Ségolène Royal, arrivée en tête du vote des militants, dans la position de "challenger" avant l'élection du prochain premier secrétaire socialiste.
Sorti du congrès de Reims ce week-end sans donner de consigne de vote, le maire de Paris s'est ravisé et a finalement rallié à Martine Aubry, dont la motion était arrivée juste derrière la sienne le 6 novembre.
Bertrand Delanoë a justifié ce revirement par ses "convictions politiques", jugeant que "l'identité même du Parti socialiste" était en jeu. "Ma vision du Parti socialiste n'est pas la même que celle de Ségolène", a-t-il expliqué sur France-Info, rejoignant Martine Aubry, qui a critiqué sur RTL la conception d'un parti "qui doit être derrière une personne".
L'autre point d'achoppement reste l'attitude face au MoDem. Ségolène Royal, qui prône "l'union de la gauche d'abord, la main tendue à tous les humanistes pour battre la droite, ensuite" n'a pas rassuré ses concurrents. Bertrand Delanoë dénonce toujours une "ambiguïté d'alliances avec un parti qui se refuse à différencier la droite de la gauche".
Sur ces deux points, "il y a d'un coté Ségolène Royal et de l'autre tous les autres", a décrit à l'Associated Press Laurence Rossignol, la porte-parole de Martine Aubry. "L'essentiel nous rapproche", a confirmé sur RTL Jean Glavany, proche de Delanoë. Tous nient pourtant l'idée d'un front anti-Royal. "Ca n'est pas un front anti-Royal, c'est un front de défense du Parti socialiste", glisse un cadre "aubriste".
A Reims, Aubry et Delanoë avaient déjà semblé proches d'un accord incluant le troisième candidat, Benoît Hamon. "Nous étions d'accord sur l'essentiel", a assuré Martine Aubry sur RTL.
Mais les négociations avaient tourné court, notamment en raison de la volonté du maire de Paris d'imposer un candidat issu de sa motion. Les leaders socialistes s'étaient donc quittés sans s'accorder sur une ligne politique, s'en remettant à un nouveau vote militant pour désigner leur prochain dirigeant.
L'addition des scores des motions Delanoë et Aubry frise les 50%, contre 29% pour la motion de Royal. L'ancienne candidate à la présidentielle se retrouve "dans la situation de challenger", alors qu'elle était arrivée en tête à Reims, a reconnu la députée des Deux-Sèvres Delphine Batho.
Mais derrière l'arithmétique, "il y a une dynamique militante de notre côté", se rassurait-elle, à trois jours du vote des adhérents, chargés de désigner le successeur de François Hollande.
A ses yeux, l'intervention du maire de Paris prouve que "le vrai enjeu, c'est le débat entre le changement et le statu quo". "Il y a une génération qui ne veut pas passer la main et qui s'accroche", dénonce-t-elle.
L'engagement de Delanoë aux côtés d'Aubry pourrait également réduire le score du troisième candidat Benoît Hamon, le seul qui s'était déclaré avant le congrès. D'autant que certains de ses partisans seront tentés par le "vote utile", espère Claude Bartolone, dans le camp de Martine Aubry.
Reste aussi à savoir ce que feront les quelque 100.000 militants qui n'ont pas voté pour départager les motions.
Laurent Pirot / AP
Nicolas le Magicien
Ségolène Royal publie sa profession de foi
Ségolène Royal a été la première à rendre publique dimanche soir sa
profession de foi en vue du vote de jeudi des militants socialistes
pour le poste de premier secrétaire du PS.
Dans cette "profession de foi", également signée de l'eurodéputé
Vincent Peillon que Ségolène Royal voudrait proposer comme premier
secrétaire délégué, la candidate à la succession de François Hollande
affirme: "la force d'être nous-mêmes et la force de changer dépendront
de la force que, par votre vote, chacune et chacun d'entre vous nous
donnera jeudi prochain".
"C'est vous qui, par votre vote, allez forger l'unité du Parti
socialiste et donc sa capacité à se faire entendre et à agir dans le
tumulte", ajoute-t-elle.
"Nous avons les talents individuels. A nous de tisser le talent
collectif" affirme encore l'ex-candidate à l'Elysée, qui souhaite "un
grand parti populaire".
"On nous a fait un procès intellectuellement déloyal sur la question
des alliances", ajoute-t-elle. "Pourtant, notre motion (ndlr qui a
recueilli 29,08% des voix) est parfaitement claire: l'union de la
gauche d'abord, la main tendue à tous les humanistes pour battre la
droite, ensuite".
Elle réaffirme, comme elle l'a fait à Reims, que "cette question
sera soumise à une consultation directe des militants", assurant: "je
m'y engage".
Mme Royal précise aussi qu'elle veut "mettre en valeur une nouvelle
génération d'hommes et de femmes, de toutes origines et de tous les
territoires".
Source : AFP
PS : Perdus dans l'espace
Ségolène Royal candidate au poste de Premier secrétaire du PS
Ségolène Royal est candidate au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste, a annoncé vendredi à la presse un de
ses proches, le député Manuel Valls, qu'elle avait chargé de faire cette annonce, en marge du congrès de Reims.
Par ailleurs, Bertrand Delanoë et ses partisans ont décidé vendredi soir de ne soutenir ni Benoît Hamon ni Martine
Aubry comme candidat au poste de premier secrétaire, a annoncé le député Michel Sapin.
"Avec beaucoup d'émotion, avec beaucoup de gravité, parce que ce qui se joue à l'occasion de ce congrès est
important, Ségolène Royal a accepté cet engagement", a déclaré M. Valls.
"C'est un honneur pour elle, elle le conçoit comme un instant de gravité, de responsabilité car elle est profondément
attachée au Parti socialiste, à ses militants, parce qu'elle veut l'ouvrir, elle veut le moderniser", a déclaré le député.
M. Valls a précisé que Mme Royal avait donné son accord pour être candidate après une proposition en ce sens faite
lors de l'assemblée générale des partisans de sa motion par le numéro deux du parti, François Rebsamen.
Si Ségolène Royal est élue par l'ensemble des militants jeudi prochain, comme le prévoient les statuts du PS, une
fonction de premier secrétaire délégué sera créée, qui sera confiée à l'eurodéputé Vincent Peillon, a précisé M. Valls.
Mme Royal entend en effet diriger le parti sans entrer dans sa gestion au quotidien.
"Des applaudissements longs ont soutenu et confirmé cette candidature", a ajouté M. Valls, précisant que les
partisans de Mme Royal gardent "intacte la volonté de rassemblement".
"Il était logique que demain chacun sache qui est la candidate au poste de responsable du parti socialiste", a-t-il
dit, estimant que le congrès doit être "clarifié" et qu'on doit "la transparence" devant les délégués.
Interrogé
sur des tentatives de créer un front "tout sauf Ségolène", M. Valls a
affirmé: "Nous avons placé le débat sur les idées, jamais sur les
personnes". "Que reproche-t-on à Ségolène Royal ? Qu'on le dise.
Personne ne le dit clairement", s'est-il exclamé.
Source : AFP
Lagarde : croissance négative en hausse
Le "pôle écologique" s'allie à Ségolène Royal
Le "Pôle écologique" du PS a décidé de s'allier
à Ségolène Royal et de s'engager à ses côtés "pour un large
rassemblement au congrès de Reims", selon un communiqué publié
aujourd'hui.
"Le pôle écologique du PS s'engage, aux côtés de la motion E, pour
un large rassemblement au congrès de Reims", déclare-t-il dans un
communiqué. Sa motion a réuni environ 1,5% des voix au vote du 6
novembre pour le congrès.
Souhaitant "participer à un rassemblement autour de la motion
arrivée en tête lors du vote des militants dès lors qu'il s'effectue
sur la base d'un renouvellement profond et d'une ligne clarifiée face à
l'urgence sociale et écologique", le Pôle écologique "se réjouit de la
convergence avec les responsables" de la motion Royal.
Les convergences portent d'abord sur "la reconnaissance de la
transformation radicale du mode de développement comme priorité forte
de notre parti".
Source : AFP
Sarkozy et l'histoire du grand Poney
Sarkozy tout petit derrière Obama
Pour Ségolène Royal, le plus difficile commence
Depuis le 7 novembre au matin et l’annonce du
résultat du vote sur les motions (qui, par parenthèses, n’a toujours
pas été définitivement proclamé par le PS), Ségolène Royal a effectué
un parcours sans faute. Elle qui, en 2006, avait mis des jours à
téléphoner à ses concurrents malheureux au lendemain de sa désignation
comme candidate à la présidentielle, a contacté sans tarder ses rivaux.
La présidente de la région Poitou-Charentes arrondit les angles. Le
document de travail remis aux autres motions le 10 novembre est
parfaitement consensuel. Y compris sur le MoDem, une thématique
largement instrumentalisée par les adversaires de Mme Royal.
Au sein de son propre courant, « Ségolène » est parvenue à s’imposer
face à ses alliés avec ce qu’il faut bien appeler un certain culot. Les
grands barons de la Ligne claire, qui ont largement assuré sa majorité
relative… en échange de sa non-candidature, ont été mis devant le fait
accompli. Elle leur a expliqué qu’il fallait écarter le risque de voir
un aspirant premier secrétaire manquant de notoriété – Vincent Peillon
était disposé à tenter sa chance – devoir affronter une candidature de
dernière minute d’un ténor du parti. Celle de Martine Aubry ou de
Benoit Hamon.
Le « document de travail ouvert » adressé à ses concurrents arrondit
les angles avec une certaine habileté. Continuer d’affirmer que les «
Ségolistes » roulent pour l’union avec le MoDem va forcément devenir
plus difficile. A moins, comme le fait déjà Benoit Hamon, de considérer
que l’on ne peut pas faire confiance à ce que dit Mme Royal. Ou
prétendre, comme Henri Emmanuelli que les enseignements essentiels du
scrutin sont 1) que l’ex-candidate a perdu la moitié de ses voix par
rapport à 2006 (ce qui n’est pas faux mais fait l’impasse sur
l’essentiel) 2) que la gauche du parti fait un excellent score. Ce qui,
comme l’a rappelé Jean-Luc Mélenchon, est beaucoup plus discutable
puisqu’au Mans « la gauche » se situait autour de 40%. Un discours de
nature à resserrer les rangs de ses troupes mais pas forcément à
fédérer une majorité alternative.
Pour Ségolène Royal, toutefois, le plus dur commence. A l’offensive
qu’elle tente de déployer, ses adversaires s’organisent pour mener – au
moins jusqu’à l’ouverture du congrès – une bataille de positions. La «
gauche » du parti pilonne consciencieusement le camp Royal. Chez
Bertrand Delanoë, on s’est enfermé dans un bunker. Pas question, au
moins pour l’instant, de saisir la perche tendue par la motion arrivée
en tête.
Certains, comme Harlem Désir – visiblement toujours sous le choc de
la déconvenue du 6 novembre – croient mordicus à une sainte-alliance
anti-Royal voire à un retour de flamme de la candidature Delanoë.
D’autres, parmi les « hollandais » se disent qu’ils pourraient renouer
avec Ségolène. D’autant plus que leur apport pourrait être décisif.
Enfin, chez Martine Aubry, on est pas prêt d’entrer dans la grande
fraternité ségoliste. Lundi 10 novembre, François Lamy que la maire de
Lille avait dépêché vers Mme Royal n’a même pas accepté de prendre le
texte de négociation que celle-ci lui tendait….
Face à des interlocuteurs au pire hostiles, au mieux désireux de
gagner du temps, la stratégie de l’ex-candidate socialiste à la
présidentielle, qui consiste à se poser comme la grande réconciliatrice
du parti, n’est pas facile à mener. En cas de refus obstiné de
négocier, elle apparaîtra comme la victime des réflexes sectaires du «
vieux parti » et en appellera aux militants. Bref, si les choses ne
bougent pas d’ici vendredi 14 novembre, le congrès de Reims risque de
ressembler à une guerre de tranchées. Il aurait peut-être fallu
l’avancer de quelques jours. Pour le faire débuter le 11 novembre.
Jean-Michel Normand / Le Monde
"Quand les patrons font rimer solidarité avec inégalité"
En ce 11 novembre, où la plupart d’entre vous – espérons-le – profite d’un jour férié, nous nous associons à la colère
des salariés d’Auchan, qui, eux, se voient dans l’obligation de travailler gratuitement.
Les dirigeants de la chaîne de grande distribution ont en effet décidé de placer la « journée de solidarité »
aujourd’hui. Soit un jour où, normalement, les employés doivent gagner 1,5 fois leur salaire habituel.
Ou comment pervertir l’application d’un principe de solidarité en pénalisant encore une fois les plus modestes
!
Rappelons-le : la journée de solidarité a été créée pour que chaque salarié français donne le revenu d’un jour de son
travail aux handicapés et aux personnes âgées.
Mais
si elle est placée par les dirigeants des entreprises le jour où les
employés doivent être payés davantage, ce n’est pas tant aux caisses
de solidarité que l’argent ira, mais bien aux actionnaires d’Auchan
(entreprise détenue par la famille Mulliez, qui compte parmi les
premières fortunes de France). Il revient au gouvernement de s’assurer
que la journée de solidarité n’ampute pas les droits des salariés.
Nous
continuons de nous opposer à la banalisation du travail le dimanche et
les jours fériés, comme Ségolène Royal l’a rappelé plusieurs fois. Et
soutenons les grévistes de Martigues, Saint-Priest, Avignon, Villars,
Saint-Etienne, Mulhouse, comme tous les salariés de la grande
distribution qui réclament depuis plusieurs mois de meilleurs salaires
et de meilleures conditions de travail.
La
grande distribution n’est pas soumise à la concurrence internationale
et génère des profits colossaux. Il y a donc encore moins de raison d’y
pratiquer une forme de modération salariale, qui ne fait que bafouer le
droit de tous à un salaire juste.
Par l’équipe de Ségolène Royal
Ségolène Royal : propositions mercredi " pour la gouvernance du PS "
Ségolène Royal annoncera mercredi les propositions de sa motion
"pour la gouvernance du PS", a-t-elle indiqué lundi au Sénat à l'issue
de la réunion de ses représentants en vue du congrès de Reims.
Ce sera "un texte de base" ayant "vocation à être enrichi" par "des idées complémentaires", a-t-elle souligné devant la presse.
"Je dirai mercredi nos propositions pour la gouvernance du PS", a
dit l'ex-candidate à l'Elysée en sortant de cette réunion d'environ
deux heures.
Elle a déclaré que sa motion préparait ce texte "pour récapituler la
ligne politique, essentiellement autour de la rénovation, du
changement".
Cette motion est arrivée en tête avec 29% des voix lors du vote des militants socialistes le 6 novembre.
Mme Royal a résumé l'objectif du texte en préparation d'une formule:
"quelles sont les mesures concrètes, immédiates, qu'il faudrait
rapidement prendre pour remettre en mouvement le Parti socialiste et la
gauche".
Concernant l'enrichissement du "texte de base", elle a indiqué, sans
plus de précisions: "j'ai demandé à Martine (Aubry, ndlr), à Bertrand
également (Delanoë, ndlr) de me dire les points essentiels".
"C'est un travail studieux, attentif, appliqué, méthodique", a
assuré la présidente de Poitou-Charentes. Il s'agit, a-t-elle encore
dit, de "remettre en mouvement le PS et autour du PS, toute la gauche".
Ségolène Royal a par ailleurs affirmé que la question des relations
avec le MoDem "ne doit pas servir de prétexte" pour "justifier un refus
de convergences" des autres motions socialistes avec la sienne.
"Je ne veux pas qu'il y ait des prétextes ici ou là ou des
malentendus qui pourraient justifier un refus de convergences. Par
exemple, la question du MoDem ne doit pas servir de prétexte".
L'ex-candidate à la présidentielle a affirmé avoir "clairement dit,
dans notre projet, qu'il faut d'abord reconstruire un Parti socialiste
fort pour ne pas avoir peur de s'ouvrir aux autres".
Elle a évoqué "une ambiance concentrée, respectueuse des autres.
C'est dans cet état esprit que je rencontre les partenaires amis des
autres motions, des autres projets pour retrouver des plate-formes
d'alliances qui nous permettent de travailler tous ensemble".
"J'avais dit que je rencontrais d'abord les partenaires des autres
motions et projets. Nous sommes tous socialistes, donc ce qui nous
rassemble est plus important que ce qui nous divise".
Avec Agence
Ségolène Royal ferait un bon chef de file du PS pour 51 % des Français
Ségolène Royal, dont la motion est arrivée en tête pour le congrès
de Reims, ferait un "bon" Premier secrétaire du Parti socialiste pour
51% des Français, selon un sondage Viavoice à paraître lundi dans le
quotidien Libération.
41% de sondés ont une opinion contraire et 8% ne se prononcent pas,
ajoute le sondage. Par catégorie sociale, ce sont en priorité les
ouvriers (6O%) qui pensent que la dirigeante socialiste ferait un bon
chef de file du PS, suivis des employés (55%), alors que seulement 36%
des cadres partagent cette opinion.
55% des Français estiment que, "pendant la campagne interne de
préparation du congrès de Reims", le PS "aura donné une image
négative", contre 30% d'avis contraires (15% ne se prononcent pas). A
cette même question, 50% des sympathisants PS répondent que le PS aura
donné une image négative et 40% une image positive.
S'agissant du premier secrétaire du parti, François Hollande, 5O%
des personnes interrogées estiment qu'il aura été "un bon premier
secrétaire" contre 45% d'opinions contraires (5% ne se prononcent pas).
Sondage réalisé par Viavoice par téléphone les 7 et 8 novembre.
Echantillon de 1.030 personnes représentatif de la population âgée de
18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès
de la commission nationale des sondages.
Source : AFP
Ségolène Royal favorite des sympathisants PS pour mener la gauche face à Sarkozy
Selon un sondage de l'IFOP à paraître dans le Journal de Dimanche, 26% des sympathisants PS et 23% des sympathisants de gauche souhaitent que l'ex-candidate socialiste à la présidentielle mène la gauche face au chef de l'Etat.
Derrière, arrivent à égalité Dominique Strauss-Kahn et Bertrand Delanoë (21% des sympathisants socialistes, et respectivement 18 et 19% des sympathisants de gauche).
Martine Aubry obtient 11% aussi bien chez les sympathisants socialistes que de gauche, derrière Olivier Besancenot (12% chez les sympathisants socialistes, 20% chez les militants de gauche). Benoît Hamon recueille 6% dans les deux échantillons.
Le sondage a été réalisé les 7 et 8 novembre, par téléphone, sur un échantillon de 959 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Notice détaillée disponible auprès de la commission nationale des sondages.
Source : AFP
Ségolène Royal arrive en tête du vote des militants socialistes
Ségolène Royal est arrivée en tête du vote des militants socialistes pour le congrès de Reims avec 29,12% des voix, selon des résultats complets encore non officiels, annoncés par Patrick Mennucci.
Bertrand Delanoë est deuxième avec 24,91% des suffrages. Le maire de Paris devance de 600 voix Martine Aubry (24,41%). Benoît Hamon est arrivé quatrième avec 18,66% des voix.
Sur les 233.000 militants susceptibles de voter, 127.040 se sont déplacés, soit un taux de participation de 55,11%.
Patrick Mennucci, signataire de la motion Royal, a précisé que ces résultats n'étaient pas encore officiels et devaient être validés par la commission de contrôle du scrutin.
Source : AP
Mise à jour :
- motion A (Bertrand Delanoë): 25,35%
- motion B (pôle écologique): 1,62%
- motion C (Benoît Hamon): 18,94%
- motion D (Martine Aubry): 24,68%
- motion E (Ségolène Royal): 29,58%
- motion F ("Utopia", Franck Pupunat): 1,27%
Source : AFP
Ségolène Royal mobilise ses partisans à la veille du vote socialiste
Royal a lancé mercredi soir un dernier appel à la mobilisation à la
veille du vote des militants socialistes pour le congrès de Reims lors
d'une ultime réunion de ses partisans dans le XXe arrondissement de
Paris.
La présidente de la région Poitou-Charentes est allée jusqu'à
proposer de rembourser les militants qui devront régulariser leur
cotisation pour pouvoir participer au vote de jeudi soir.
A la veille d'un vote annoncé comme serré entre sa motion et celles
de Bertrand Delanoë et Martine Aubry, Mme Royal, entourée des
principaux membres de son "équipe", a invité ses partisans à se
mobiliser. "J'appelle tous les militants socialistes à venir voter pour
prendre en main l'avenir de notre parti", a lancé la finaliste de
l'élection présidentielle de 2007 dans une brève allocution de huit
minutes devant 400 partisans réunis à la Bellevilloise, la petite salle
où elle avait annoncé sa candidature au poste de Premier secrétaire,
mise depuis "au frigidaire" jusqu'au vote de jeudi.
Au risque d'être accusée d'acheter des voix, elle n'a pas hésité à
faire une proposition originale: rembourser les militants en difficulté
financière qui devront régulariser leur cotisation pour pouvoir voter.
"Nous les rembourserons, en tout cas nous trouverons une solution",
a-t-elle promis.
Quelque 233.000 militants socialistes sont appelés à voter lors du
scrutin de jeudi soir, mais seulement 167.000 sont à jour de
cotisation. Les autres sont des militants qui avaient pris leur carte
en 2006 afin de participer à la primaire socialiste pour l'élection
présidentielle de 2007, remportée par Ségolène Royal. Ils devront
régulariser leurs cotisations de 2007 et 2008 pour pouvoir voter.
La présidente de la région Poitou-Charentes a redit sa volonté de
fixer définitivement à 20 euros la cotisation d'adhésion au PS. Le
parti "doit s'ouvrir avec passion à ceux qui veulent le rejoindre. Le
coût de l'adhésion ne doit plus être un obstacle", a-t-elle lancé.
"Nous réparerons cette taxe sur le droit de militer".
Pour se distinguer du maire de Paris Bertrand Delanoë, incarnation à
ses yeux de "l'immobilisme" et du "retour à la case départ", Mme Royal
a de nouveau exprimé sa volonté de "profonde transformation" du PS. Et
de citer Léon Blum: "toute classe dirigeante qui ne peut maintenir sa
cohésion qu'à la condition de ne pas agir, (...) est condamnée à
disparaître de l'histoire".
En début d'après-midi, celle qui a marqué des points grâce à son
discours très à gauche sur la crise financière a affiché devant
quelques journalistes sa confiance d'arriver en tête jeudi: "je sens
plutôt bien les choses mais il faut que les votes soient réguliers".
L'équipe Royal craindrait en effet une fraude dans trois fédérations
tenues par Bertrand Delanoë et Martine Aubry: le Pas-de-Calais, la
Guadeloupe et la Réunion.
Dans le cas contraire, "je respecterai le choix des militants", a
prévenu Mme Royal. Mais elle a laissé entendre qu'elle refuserait dans
cette hypothèse une alliance avec Bertrand Delanoë.
Source : AP
Hortefeux, ministre des expulsions
Le nouveau président des USA : Barack Hussein Obama